Nos_carnets_de_route
Chers amis et autres globes-trotteurs intéressés par des voyages à la carte et hors sentiers balisés, Voici un petit résumé des ballades et périples de notre petite family, à travers le Cambodge et la Thaïlande. Espérons que bien d'autres destinations suivront, dont l'Afrique l'Inde et le Japon...


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5ème et 6ème jours à Samui

Décidés à retrouver un rythme moins speed que la veille, et surtout à nous éloigner de toute affluence de touristes de tous poils, nous laissons tomber notre projet de virée dans le parc marin d'Ang Tong.

Nous sommes certains que le lieu nous aurait emballés, mais pour ces 2 derniers jours, nous préférons miser sur une liberté totale de nous poser où bon nous semble, quand on le sent. Et nous ciblons précisément des coins tranquilles et reclus.

Après notre petit déj, c'est donc un peu au hasard que nous enfourchons notre scoot ventru et ronronnant, pour découvrir d'autres petits paradis. Le soleil cogne déjà, mais au bout de 3 semaines, nous finissons par nous y faire.

Après une halte au charmant Karma Sutra Cafe du village des pécheurs, nous continuons la route et découvrons le Hansar Samui Resort, magnifique complexe hotelier à 2 pas du village. Nous nous y arrêtons (du fait d'urgences intestinales...) et tombons sous le charme du resort : même s'il est trés contemporain, tous les matériaux sont naturels (bois flotté, pierre de lave, teck...) et le tout baigne d'un raffinement sans ostentation, dans un décor sobrement minimaliste. Ici, tout est fait pour combler nos 5 sens, face à une plage magnifique... Nous notons le nom, dans l'éventualité d'un prochain voyage.

 

Nous nous dirigeons vers Maenem que nous n'avons pas pris le temps de visiter, et comme à notre habitude, nous nous perdons dans les petites routes et sentiers alentours, traversant de petits villages. L'envers du décor n'est pas toujours idyllique : les maisons sont de tôles ondulées et de parpaings, abritant de petits poulets sous de grands paniers de bamboux, mais dans un environnement naturel prolifique de bananiers, hibiscus, cocotiers, tamariniers... Les odeurs de fruits trop mûrs voire pourris et de poissons séchès au soleil, nous soulèvent le coeur.

Les routes ne sont pas toujours entretenues ou goudronnées, et Dieu sait où elles nous conduisent !

Mais Dieu est un excellent guide, et encore fois il nous conduit au paradis : on arrive sur une longue plange de sable solitaire, bordée de quelques rares bungalows et d'un restau-terasse quasi désert. Des cocotiers penchés dont les branches tanguent doucement sous la brise, nous offrent quelques coins d'ombre sur le sable.  

Après une halte baignade, nous décidons de pendre notre déjeuner ici : Philippe se régale de nouilles aux fruits de mer et  je ne sais pourquoi je mise cette fois-çi sur de la volaille (dont je ne suis jamais sûre que ca en soit vraiment, vu le peu de poulets présents sur l'île). Bonne inspiration, car Philippe sera malade toute la soirée.

Nous savourons le soleil, la mer, calme et si bleue, le sable blanc qui nous brûle les pieds... Ce voyage nous rend décidément trés hédonistes,

Puis nous décidons de continuer notre chemin, et de faire le tour complet de l'île, afin de rejoindre l'hôtel par le sud. Soyons francs : la côte ouest (autour de Nathon) nous a moins séduits, avec sa marée basse en plein après-midi.

En moins de 2heures, nous nous trouvons au sud de Lamaï. Nous faisons à nouveau une halte à Hin Tai et Hin Yaî (la plage aux rochers en forme phalique) et je commence à repérer des petits souvenirs à rapporter.      

Puis retour à l'hotel, où on finit notre journée de farniente si grisante. Philippe étant mal en point du fait de son indigestion, et c'est donc seule que je dîne avec Lilou sur la plage. Nous achetons un lampion géant, y brûlons une mèche, et faisons un voeu... C'est lentement qu'il monte dans le ciel parsemé d'étoiles, jusqu'à devenir un petit point lumineux parmis d'autres.

Le lendemain (samedi) est déjà notre dernier jour "plein" ! De ce fait, aujourd'hui on est décidé à se la couler douce. Pour la 1ère fois, le soleil se cache derrière les nuages,  et nous recevons de temps à d'autres quelques gouttes de pluie.

Après un petit passage au Karma Café, où nous finissons par devenir des habitués, et un petit bain sur la plage de fishermen village, nous allons nous poser sur la petite crique dénichée la veille de notre virée à Koh Tao. La crique appartient au petit complexe "Samui Yacht Club" et offre un charmant restau plage près de bungalows.

Bon d'accord, c'est à cet hôtel que séjournent nos amis Russes de Koh Tao, mais avec un peu de chance, ils seront en excursion.

Bien que nous ne sommes pas clients de l'hotel, les jolies Thaïlandaises en robes longues nous accueillent avec beaucoup d'égards, et nous permettent de profiter des beach beds et de la piscine... Les 1ers comblant Philippe dans ses fantasmes de siestes, et le 2nd Lilou qui préfère la piscine à la mer.

Souvenirs de quiétude et d'insouciance : la journée coulera doucement, entre bains de mer, siestes,  déjeuner, glaces et shakes-fruits glacés.

Ce soir on prévoit de boucler nos achats de cadeaux pour parents et amis, et de dîner une dernière fois sur la plage, allongés sur les coussins et les yeux perdus dans les étoiles.

Sauf qu'une panne électrique à plongé dans le noir Lamaï de 20 H jusqu'à près de 23h : seuls les hôtels équipés de groupe éléctrogène étaient éclairés.

Les petits restau et échoppes de fortunes sur la rue commerçante, étaient illuminés par lampes à gaz , et impossible de faire nos emplettes, même armés de l'application lumière de nos Iphones. On a quand même pris une valise XXL supplémentaire, et reportons au lendemain les achats de restants.

Le marché et bars étaient éclairés avec bougies, lampes à gaz et phares de scooters et voitures... C''est fou, mais étions-nous bien au XXIème siècle ?

Et oui, à Samui, c'est ça la vie. 

Nous avons donc dîner aux chandelles sur la plage (à défaut de lampions allumés) et au final, ce ne sera pas facheux du tout.

On trinque une dernière fois nos verres de Pina Colada, et nous offrons un petit festin en terminant le repas par des pancakes à l'ananas, flambés. 

 

 

       



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Publié à 18:45, le 8/05/2011, Ko Samui
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4ème jour à Koh Tao

 Aujourd'hui, mercredi 27/04, on a prévu de découvrir Koh Tao, petit paradis pour plongeurs situé à 1H30 au nord de Samui.

Oulàààà : le réveil est difficile pour tous les 3, et sans la sonnerie de l'IPhone, on ne se serait jamais levés. Il faut dire que 6h du mat ici, ça fait 1h du mat à Nice : c'est donc pas frais du tout qu'on avale le petit déj, pour poirauter plus d'1/2 h devant le hall de l'hôtel.

Un van est sensé nous cueillir devant l'hotel à 7h, sauf qu'il ne se pointera qu'à 7h40 -> 1er coup de nerf de Philippe.

Le conducteur a l'air aussi maussade que Philippe, et le véhicule est quasiment à chargé à bloc. Malgrés tout, il fera 4 haltes après nous, pour entasser d'autres touristes aussi peu frais et réveillés que nous, et tout aussi enchantés que nous le sommes de s'entasser dans le mini-bus.

Nous sommes conduits et déposés sur un quai de Bophut, que nous avions croisé hier matin, lors de nos pérégrinations.

Effrayés, on constate amérement qu'on se retrouve à 50 000 (j'exagère mais c'est l'impression que nous en avons) pour intégrer 4 hors bords d'une 15zaine de mètres à tout casser. Par quel miracle allons-nous tous rentrer ??? 

On a droit à des rafraîchissements légers, et surtout aux vociférations tonitruantes d'un groupe de Russes bruyants à la silhouette épaisse, qui ingurgitent de bon matin des litrons de Chang et Singha (bières locales).

Le pire serait qu'ils soient dans notre bateau.

Et le pire va arriver.

Nous allons nous entasser à 30 sur un petit speed boat, et l'image me rappelle des sardines en boîte.

Une fois de plus, un couple de Taïwanais (= Chinois) courent et bousculent tout le monde pour occuper les 2 meilleures places aux côté du pilote, à l'ombre d'un hauvent. Les plus chanceux arrivent à poser 5 cm2 de fesse sur les banquettes arrières de l'hors bord et des inconscients ou moins chanceux sont à l'avant.

Nous avons reussi tant bien que mal à être à l'arrière, mais compte-tenu de la corpulence des ruskofs, véritables mastodontes, les places prévues se divisent par 2. Je me retrouve donc assise sur la fesse gauche, avec Lilian sur les genoux, et Philippe coincés entre un anglais et moi.

Impossible de tenir une journée entière comme ça !-> 2ème coup de nerfs de Philippe.

Une fois le bateau à plein vitesse, j'essaie de faire fis des accoups et bonds continuels qui nous font sauter comme des crêpes, et ce pendant plus d'1h. Je peine à trouver un point d'appui stable, comme la majorité d'entre nous. Tous les autres touristes, et nous compris, somment épouvantés par le flot de parôles ininterrompues et à plein volume des popov, qui à eux tous seuls font l'animation du bateau. On sera saoulés pendant plus d'1 h.

Tant bien que mal, on arrive à la première baie de Koh Tao, qui après Phi Phi Ley, ne m'impressionne pas vraiment. Mais bon, cet arrêt a le mérite d'arrêter momentanément de nous secouer les uns contre les autres.

1er arrêt snorkeling : j'ai l'impression d'être un poisson jeté par dessus bord,  avec toute une autre floppée.

Peut être est-ce dû à la fatigue, au manque de sommeil, ou au mauvais poil qui me taraude depuis l'embarquement,  mais je manque de me noyer en essayer d'enfiler mes palmes, me brule les yeux avec l'eau de mer chargée de sel, mon masque n'est pas étanche, et enfin j'assomme d'un coup de palme (sans le vouloir, ou peut être est-ce des envies de meurtres inconscientes) d'autres passagers qui nagent autour de moi.

Pour bien imaginer le tableau, il faut se représenter 2 autres speedboats non-loin de nous, tout aussi chargés de touristes et 3 bateaux de plongée : je sature déjà et le 3ème coup de nerfs sera pour moi : tout ce monde m'insupporte, et encore passablement endormie je m'essoffle comme un Saint-Bernard sous l'eau et manque de couler. Bref, je capitule et regagne le bateau énervée et essouflée comme un boeuf.

En route vers notre 2ème arrêt, je commence à apprécier le paysage sauvage de l'île et me dit qu'on aurait mieux fait de prendre un hôtel ici.

Notre bateau nous arrête devant une petite plage idylique de sable, bordée de rochers aux formes rondes , où seul un couple a élu domicile... Les pauvres, leur tranquillité ne va pas tartder à être mise à mal et ils vont assister à un vrai débarquement de sauvages !

J'ai vraiment besoin de fuir la foule et de me détendre. Alors, cette fois, j'enfile un gilet de sauvetage (tant pis pour la dégaine, mais de toutes façons il n'y a personne que je connais) mes palmes, fais un gros plouf hors du Radeau de la Méduse, et nage jusqu'à la plage, loin des Popov & Co.

Ahh, je me détends... L'endroit est vraiement sympa et tranquille et finalement, seule une 10zaine de touristes aura la mauvaise idée de me suivre .

C'est en meilleur état mental que je regagne le bateau, et commence à apprécier le paysage. Koh Tao est une île bien plus petite que Samui, et regorgeant de coins sympas. Nous débarquons dans un charmant petit port tranquille, pour déjeuner.

Bon le repas sera frugal, servi dans une sorte de cantine à Toutous, mais on s'en contente.

La 2ème partie du voyage sera plus sympa : en un quart d'heure, on arrive sur l'île de Koh Pangyiang, au nord de Koh Tao, où un banc de sable blanc relie 2 îles. De chaque côté, du sable blanc bordé de rochers érodés par le vent, la mer et le sel...

Là on oublie nos coups de gueules du matin, les ruskovs, le hors bord surchargé, et on en prend plein la vue.

On a 2h de temps libre, pour nager, buller à l'ombre d'un parasol, ou visiter l'île (à part les Russes qui éliront domicile au bar).

La mer est pleine de poissons, et on apprécie ce cadre unique et exceptionnel.

Cette fois, on se précipite sur les 2 seuls transats en bois munis d'un parasol, et direction la plage où on va se délasser. Les Chinois ne nous auront pas !

Hélas ce ne sera pas du sable fin, mais une multitude de coraux morts (d'où la blancheur extrême du rivage qu'on aperçevait au loin) plus ou moins gros. On arrive tant bien que mal à aller dans l'eau, en marchant comme des crabes. Mais l'eau est un délice, bien que pas assez froide à notre goût (c'est quand même un comble !!! ) et le paysage nous séduit. On barbottera avec délice, parmi la profusion de petits poissons que Lilian finit par apprivoiser au final !

Le retour sera éprouvant, avec Popov à mes cotés, bras et jambes écartés et parlant à tue-tête, ne me laissant qu'un petit bout de fesse sur le banc.Mais ma bonne humeur est revenue, il fait beau, et les yeux fermés je dors à moitié. Le retour sera moins long que l'allée, et popov étant prié d'aller à l'avant du bateau, pour permutter sa place avec des enfants, j'aurais enfin acquis un peu de confort.

Finalement, même dans le van qui nous raccompagnera à l'hôtel, il sera avec nous, mais plus calme et tranquille (sûrement assomé par les litrons de bières).

En résumé, allez à Koh Tao, mais pas en speed board , prenez le catamaran express ou le ferry public, même si c'est plus long.

On dînera sur le rivage, au calme, allongés sous les lampions de couleurs et un ciel étoilé, avec le bruit des vagues dans les oreilles, et en dégustant des king prawns, crevettes royales géantes. Un peu plus loin, un joueur de guitare qui joue des airs aussi doux que l'air ambiant .... 



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Publié à 23:59, le 5/05/2011, Ko Tao
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3ème jour à Samui : virées en scooter et heureuses découvertes

Nous ressentons un grand sentiment de liberté à nous lever quand bon nous semble, sans impératifs et contraintes, sans soucis d'emploi de temps et d'horaires à respecter.

Ici, on n'entend plus de rhapsodies nocturnes d'oiseaux et insectes, mais le bruit puissant des vagues, en perpétuel mouvement. J'ai toujours plaisir à me lever tôt me matin, et lire. J'ai ramené un roman indien qui me plonge dans un exotisme total. Alors que la plage est déserte, et que je me délecte de mon bouquin, face à ce paysage privilégié, j'ai l'impression que le monde m'appartient. (Je dis bien l'impression).

Encore une belle journée baignée de soleil qu s'annonce, et pas l'ombre d'un nuage. Une fois mes 2 hommes levés, nous partons à l'aventure sur le scooter, sans plan de route trés précis. Cap vers le nord de l'île aujourd'hui : Bophut, Big Bouddha, la baie de Tongsay et le village des pecheurs, décidés à prendre les chemins de traverse qui s'offriront à nous. 

Après 45 mn de route, nous nous arrêtons à Fishermen village, tellement typique et attachant : nous sommes totalement séduits par l'endroit et le décor : un vieux ponton délabré dans une eau turquoise, un pub rétro où nous élirons domicile chaque matin (sauf journée à Kho Tao) jusqu'à la veille de notre départ, des échoppes ou de petits chats siestent paisiblement (hélas, j'assisterai aussi au pénible accident d'un gros pick up qui a écrasé sous mes yeux un pauvre chaton qui n'en finissait plus d'agoniser,  mais je ne vais pas m'éterniser sur ce pénible souvenir qu m'arrache encore le coeur aujourd'hui).

 

Puis, nous découvrons Bophut, et la presque île où se trouve le temple de Big Buddha.

Encore un temple kitsh et clinquant avec un gros bouddha doré, les statues de gardiens de temples en céramique vertes à tête de dragons, et des moines à la silhouette fluette mais au sourire avenant.

Malgrés la chaleur, on montera l'escalier blanc qui nous ménera à une terasse panoramique. Pieds nus, et munis d'un baton de bois, nous cognerons 3 coups   sur les gongs qui entourent la terasse. A tout hasard, je fais un veux après chaque retentissement  sonore... Comme il y a une quinzaine de gongs, et qu'il faut frapper 3 coups chacun, ça fait un paquet de souhaits ! 

Nous sillonnons Tongsay bay, et tombons un peu par hasard, sur une plage magnifique, où on rejoint à pieds une minuscule petite île de sable où s'est réfugié un amas dense et anarchique de végétation.

L'eau est chaude, le sable brûlant sous nos pieds, et on n'en finit plus de nous baigner, quasiment seuls. Nous trouverons un petit restau-plage dans ce décorum irréaliste où nous prenons le déjeuner. Tout est d'une douce quiétude : calme, tranquille ; eau cristalline, et abrité du vent -> pas de vagues, pas de monde. Rien d'autre que l'eau, le soleil, le sable et quelques tables et chaises en bois qui n'attendaient que nous. 

Cette halte dans ce lieu calme et secret découvert par hasard nous laissera un souvenir heureux.

Puis, dans l'aprés midi, on rentrera sans se presser vers notre hotel ... jusqu'à ce que nous croisions du regard au loin, une petite crique de rêve qui nous a appelé : "N'êtes-vous pas tentés de venir me goûter ? "

Nous : "Pas de problème, on court et vole vers toi !"

Nous chercherons donc à atteindre cette plage retirée, et ferons un détour jusqu'à ce que nous trouvions le chemin qui nous y mène. Encore un lieu qui nous transporte. Enchantés de notre découverte, on s'offrira pour l'occasion (;-) des cornettos et Magnums glacés, bien mérités après avoir su dénicher un aussi beau bijou 

C'est décidé, avant notre départ, on essaira de s'y prélasser un moment, surtout que des "lits surélevés" face à la plage nous promettent des siestes douces et profondes. 

Allez, je vous montre une dernière vue du paradis :

 



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Publié à 22:30, le 5/05/2011, Ko Samui
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2ème jour à Bamboula Island

Pardon pour tous ceux qui essaient de suivre nos péripéties au jour le jour, mais nous n'avons pu être réguliers dans la publication de nos articles, pour cause de connexion Wifi défaillante (1h pour télécharger 1 texte + 2 photos) + Wifi payante et assez chère … Je me rattrape donc.

Comme à mon habitude, je suis la 1ère levée, et profite donc de faire un tour sur la plage encore déserte à une heure matinale. Les vagues se sont calmées, et le spectacle est un peu plus à mon goût.

Bien qu'un peu bruyants, les allemands sont avenants et sympathiques, et la plage regorge de petits bungalows pour se faire masser.

Le restau où est servi notre petit déjeuener est face à la mer, sans cloisons, et le buffet bien pourvu malgré le thé qui n'est encore pas d'une très bonne qualité.

A 9h30, on enfourche notre pétrolette pour découvrir les lieux alentours.

D'après le plan, des cascades à l'intérieur des terres, se trouvent à moins de 20 km, et nous choisissons de les découvrir et de nous y baigner.

C'est en prenant des petites routes perdues, que nous apprendrons en apprécier l'île : nous découvrons des champs de cocotiers des montagnes vertes et une végétation assez riche.

Nous serons tout seuls à notre première cascade ; les chutes ne sont pas très hautes, mais on peu se baigner sans danger dans l'eau fraiche.

Nous verrons sur notre route, des buffles tranquilles broutant, des champs de bananiers, d'ananas...

Puis direction les 2èmes chutes d'eau à une 10zaine de km, promettant d'être plus spectaculaires puisqu'elles sont d'une hauteur de 80 m.

En arrivant à destination, il nous faudra prendre des sentiers pentus et escalader des roches et nous regretterons de n'avoir prévu que nos tongs, car ce sera galère. Nous frachirons des petits ponts peu stables en bambous, des pentes glissantes.. et au bas de la cascade, nous nous baignerons dans un jacuzzi naturel d'une eau douce et fraîche. Certains téméraires se mettent à plonger du haut de rochers qui surplombent le bassin et malgrés nos appréhensions les rochers glissants et le monde, nous piquons une petite tête nous aussi.

Ce sera une super ballade, qui nous mettra en appétit... C'est fou comme on a tout le temps faim en vacances !!!

On descendra coté mer, à la recherche d'un petit restau pieds dans l'eau.

C'est finalement face aux fameux rochers de Hin Tai et Hin Yai (sud de Lamaï) que nous trouverons un petit restau où nous mangerons seuls au monde, de succulantes « noodles & rice fried au porc ». Nos papilles comme nos nos pupilles sont en pamoison : les plats seront délicieux et la vue est superbe. On se croit aux Seychelles entre roches blanches érodées et plage de sable blanc.

Nous voilà presque reconciliés avec Samui.

Par la suite,on essaie d'organiser la journée du lendemain ou surlendemain une virée en mer pour soit Koh Tao, soit à la réserve d'Angtong, histoire de retrouver des lieux paradisiaques où on pourrait à nouveau chatouiller le ventre de poissons pacifiques (ou plutôt eux, nous chatouiller désagréablement de leur nageoires rugueuses).

Après une halte piscine et plage, nous voilà partis pour une gouter à l'enfer nocturne et trépidant de Lamaï by night :

on a repéré un marché où on pouvait manger toutes sortes de brochettes,  tempuras, plats sautés au wok, pour 20 à 30 Bath la brochette (soit moins d'1 € la brochette ou l'assiette garnie) !!

Il ne faut pas s'effrayer de manger sur de longues tables de 30 personnes, à côté de vieux hollandais et danois aux cheveux blancs et regards lubriques, qui se rincent l'oeil sur les gogo danseuses des bars voisins qui se trémoussent sans grande conviction sur leur barre de dancing.

Certains sont accompagnés de Thaï qui n'ont franchement pas l'air de s'éclater en leur compagnie et ne font guère d'effort de séduction. Il y a aussi les autres extrêmes : des Marylines de supermarché délurées et court vétues, un peu trop apprétées et entreprenantes. Je m'amuse à deviner s'il s' agit réellement de femmes ou de travestis. L'illusion est presque parfaite

Bon finalement, demain on continue de découvrir l'île et mercredi 27/04 on ira à Kho Tao.

Good night



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Publié à 21:31, le 28/04/2011, Koh Samui
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Dimanche 25/04 : départ vers Koh Samui

Ce matin, c'est le départ, et c'est vraiment à regret que nous partons. Si l'hôtel est un petit coin de paradis, reclus et paisible, il est aussi très excentré, et nous fait payer chèrement chaque prestation. Aussi, on se convainque que çe sera plutôt positif pour nos finances.

Afin de ne pas connaître les mêmes aléas que l'allée (bateau en retard, et attente assez longue, galère de porter tous nos bagages, entassement dans une sorte de boat-people qui met 2h à effectuer le trajet jusqu'à Phuket, odeur persistante de gasoil...) on a pris l'option de faire assurer par l'hôtel notre transfert complet jusqu'à l'aéroport . Ca nous coûtera les yeux de la tête, mais on craint de rater notre avion de 12h25 en prenant le ferry de 9h30, et la galère des bagages est un cauchemar qu'on préfère éviter.

Nous voilà donc installés confortablement avec 4 autres couples, dans un hors bord luxeux avec sièges en cuir, boissons fraîches, musique d'ambiance, et clim puissante. On rejoint les banquettes du pont supérieur, et on s'en met plein les yeux, une dernière fois, les cheveux au vent et le nez sous le soleil.

On débarque dans une marina privée, loin du tumulte de Rassada Pier, où boissons fraîches et serviettes glacées nous attendent, puis on monte à bord d'un van tout confort, jusqu'à l'aéroport de Phuket.

On ne regrettera pas le transfert : à 10h30 on arrive à destination frais et sans stress, alors qu'il était fort à parier que l'option économique nous aurait mis les nerfs légèrement plus en pelotes, si tentés que nous soyons arrivés avant 12h à l'aéroport !

On embarque avec un peu de retard : ici, la ponctualité étant une valeur secondaire dans les esprits. Toujours dans un bi-moteur de Bangkok Airways (nette préférence par rapport à Air Asia qui nous fait payer le droit d'aller aux toilettes) et encore une fois, la vue du petit bi-moteur aux couleurs vives, arrachent des rires nerveux à quelques touristes fraîchement arrivés. Entres autres, il y a des australiens sympas mais peu délicats, des américains, et un couple de séniors chics, dont la femme est apprêtée pour arpenter une journée shopping à Paris : talons, jean, veste officier assortie, maquillée et parée de bijoux... C'est bien la seule : aucun autre ne se départit de ses tongs qui sont légion dans ce pays, et toutes les femmes laissent tomber les apparats de la sophistication, bien inutiles dans un endroit pareil. A l'entendre parler je note que c'est un couple de français, et je paris fort qu'il s'agit d'un « jeune » couple ou illégitime.

Le vol s'est passé sans incidents : pas de perturbations, et donc pas de frayeurs inutiles.

En survolant Samui, je me mords les lèvres : à première vue ça ne paraît pas aussi idyllique et exceptionnel que la région que l'on vient de quitter.

Nous débarquons, dans un bel aéroport et des petites voiturettes ouvertes nous conduisent devant le tapis de réception de nos bagages. Le soleil s'est caché, mais il ne pleut pas. Une fois que nous avons récupéré tous nos bagages, nous partons à la recherche d'un taxi ou d'un van, direction notre hôtel. Je vois la « chicissime » française courir dans tous les sens, l'air nerveux → sûrement un bagage perdu ou volé ?

On trouve un van qui dessert les hôtels de Chaweng et Lamai, et nous voilà partis, impatients de nous reposer sur la plage ou au bord de la piscine.

A première vue, nous ne sommes pas transportés : ici la circulation est dense, des constructions diverses sont plantées un peu partout dans un déni total de l'environnement, et un spectacle de boutiques sales et négligées s'offrent à nous. Les habitants n'arborent pas leur habituel sourire, et sont plutôt bien en chair.

Quand on traverse Chaweng, on est effaré : hôtels de luxes cottoyant, boutiques, night club et restaurants de toutes sortes (locaux mais aussi, Mac Do, Burger kings, Starbucks coffe, Pizza Hut...) des milliers d'attrapes-touristes sont accolés les uns aux autres sur plus de 2 km, proposant toutes sortes de produits : copies de sacs, lunettes, vêtement de toutes marques pour quelques Baths. On n'arrive pas à entrapercevoir une plage, et la densité de touristes semble supérieure à la population locale. Adieu rêves de lagons bleus, et vie sauvage, nous sommes arrivés à Sodome et voyons défiler toutes les viscicitude de l'Occident !

Lamaï, où se trouve notre hôtel, est dans le même style en un peu moins frénétique et tapageur. Nous traversons une longue rue commerçante, où toutes sortes de boutiques se cotoient, et quand le van s'arrête, nous ne voyons pas de comité de réception, ni l'ombre de notre hôtel... Et puis à bien regarder, des employées nous font signe au loin dans une impasse, toutes dents dehors : hélas, nous voilà arrivés.

L'hôtel est bien loin des photos avantageuses qui nous ont séduits sur internet : coincé entre 2 autres hôtels de même catégorie, il est construit tout en long jusqu'à la plage, avec une piscine qui nous semble minuscule, où se baignent une bonne 20aine d'allemands.

La plage abrite un tas de parasols et transats, et de gros rouleaux ne me semblent pas idéal pour Lilian : c'est typiquement le paysage de nos plages du Var, avec la même affluence, les pins en moins, et quelques cocotiers en plus. Enfin, la musique des moteurs de scooters de mers finit d'achever le tableau.

Notre chambre est très impersonnelle : déco design, avec petit balcon, et vue prenante sur le mur de l'hôtel de droite. Pourtant à + de 120 € la nuit, nous pensions avoir misé sur une bonne catégorie.

Je réfléchis pour changer d'hôtel, mais impossible : nous avons déjà payé toutes nos nuits par avance, et je doute que l'hotel nous rembourse sitôt arrivés. Amis touristes et voyageurs, attention à Internet, ce n'est pas du WYSIWYG !

Philippe me calme, en me raisonnant : on va profiter de tous les commerces à proximité pour louer un scooter et nous balader ; d

Aussi on louera un scoot pendant 6 jours, et le soir, on visitera les multiples marchés de nuit animés.

La nuit draîne une sacrée faune, et chaque bar a son lot d'entraîneuses à l'entrée.

L'avantage, est que nous avons à portée de main, toutes sortes de boutiques et de restau, et nous ne sommes pas tenus de rester à l'hôtel comme lors de nos 2 précédentes étapes. C'est finalement sur la plage, que nous dînerons, sur des tables basses, allongés sur des coussins typiques et sous des lampions multicolores qui se balancent doucement sous la brise nocturne. Nous nous régalerons pour quelques baths de délicieuses Pad Thai aux fruits de mer (nouilles sautées)

Un autre avantage que nous apprécions ici est le budget : ici le prix d'un repas est divisé par 5 par rapport à Koh Phi Phi, et par 2 pour Khao Lak, et à peu près tout est très accessible. Bon, 2éme bon-point.

Le lit sera confortable, et nous dormirons comme des bébés



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Publié à 20:29, le 28/04/2011,
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